2 Corinthiens 12
Lecture audio â Louis Segond 1910.
1Il faut se glorifier⊠Cela nâest pas bon. Jâen viendrai nĂ©anmoins Ă des visions et Ă des rĂ©vĂ©lations du Seigneur.
2Je connais un homme en Christ, qui fut, il y a quatorze ans, ravi jusquâau troisiĂšme ciel (si ce fut dans son corps je ne sais, si ce fut hors de son corps je ne sais, Dieu le sait).
3Et je sais que cet homme (si ce fut dans son corps ou sans son corps je ne sais, Dieu le sait)
4fut enlevĂ© dans le paradis, et quâil entendit des paroles ineffables quâil nâest pas permis Ă un homme dâexprimer.
5Je me glorifierai dâun tel homme, mais de moi-mĂȘme je ne me glorifierai pas, sinon de mes infirmitĂ©s.
6Si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insensĂ©, car je dirais la vĂ©ritĂ©; mais je mâen abstiens, afin que personne nâait Ă mon sujet une opinion supĂ©rieure Ă ce quâil voit en moi ou Ă ce quâil entend de moi.
7Et pour que je ne sois pas enflĂ© dâorgueil, Ă cause de lâexcellence de ces rĂ©vĂ©lations, il mâa Ă©tĂ© mis une Ă©charde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et mâempĂȘcher de mâenorgueillir.
8Trois fois jâai priĂ© le Seigneur de lâĂ©loigner de moi,
9et il mâa dit: Ma grĂące te suffit, car ma puissance sâaccomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.
10Câest pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamitĂ©s, dans les persĂ©cutions, dans les dĂ©tresses, pour Christ; car, quand je suis faible, câest alors que je suis fort.
11Jâai Ă©tĂ© un insensĂ©: vous mây avez contraint. Câest par vous que je devais ĂȘtre recommandĂ©, car je nâai Ă©tĂ© infĂ©rieur en rien aux apĂŽtres par excellence, quoique je ne sois rien.
12Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.
13En quoi avez-vous Ă©tĂ© traitĂ©s moins favorablement que les autres Ăglises, sinon en ce que je ne vous ai point Ă©tĂ© Ă charge? Pardonnez-moi ce tort.
14Voici, pour la troisiĂšme fois je suis prĂȘt Ă aller chez vous, et je ne vous serai point Ă charge; car ce ne sont pas vos biens que je cherche, câest vous-mĂȘmes. Ce nâest pas, en effet, aux enfants Ă amasser pour leurs parents, mais aux parents pour leurs enfants.
15Pour moi, je dĂ©penserai trĂšs volontiers, et je me dĂ©penserai moi-mĂȘme pour vos Ăąmes, dussĂ©-je, en vous aimant davantage, ĂȘtre moins aimĂ© de vous.
16Soit! Je ne vous ai point été à charge; mais, en homme astucieux, je vous ai pris par ruse!
17Ai-je tirĂ© du profit de vous par quelquâun de ceux que je vous ai envoyĂ©s?
18Jâai engagĂ© Tite Ă aller chez vous, et avec lui jâai envoyĂ© le frĂšre: est-ce que Tite a exigĂ© quelque chose de vous? Nâavons-nous pas marchĂ© dans le mĂȘme esprit, sur les mĂȘmes traces?
19Vous vous imaginez depuis longtemps que nous nous justifions auprĂšs de vous. Câest devant Dieu, en Christ, que nous parlons; et tout cela, bien-aimĂ©s, nous le disons pour votre Ă©dification.
20Car je crains de ne pas vous trouver, Ă mon arrivĂ©e, tels que je voudrais, et dâĂȘtre moi-mĂȘme trouvĂ© par vous tel que vous ne voudriez pas. Je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des animositĂ©s, des cabales, des mĂ©disances, des calomnies, de lâorgueil, des troubles.
21Je crains quâĂ mon arrivĂ©e mon Dieu ne mâhumilie de nouveau Ă votre sujet, et que je nâaie Ă pleurer sur plusieurs de ceux qui ont pĂ©chĂ© prĂ©cĂ©demment et qui ne se sont pas repentis de lâimpuretĂ©, de lâimpudicitĂ© et des dissolutions auxquelles ils se sont livrĂ©s.