📖 Secret de Foi — Lire, Ă©couter, mĂ©diter et prier
TEXTE BIBLIQUE

Job 3

Louis Segond 1910

1AprĂšs cela, Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.

2Il prit la parole et dit:

3PĂ©risse le jour oĂč je suis nĂ©, Et la nuit qui dit: Un enfant mĂąle est conçu!

4Ce jour! Qu’il se change en tĂ©nĂšbres, Que Dieu n’en ait point souci dans le ciel, Et que la lumiĂšre ne rayonne plus sur lui!

5Que l’obscuritĂ© et l’ombre de la mort s’en emparent, Que des nuĂ©es Ă©tablissent leur demeure au-dessus de lui, Et que de noirs phĂ©nomĂšnes l’épouvantent!

6Cette nuit! Que les tĂ©nĂšbres en fassent leur proie, Qu’elle disparaisse de l’annĂ©e, Qu’elle ne soit plus comptĂ©e parmi les mois!

7Que cette nuit devienne stĂ©rile, Que l’allĂ©gresse en soit bannie!

8Qu’elle soit maudite par ceux qui maudissent les jours, Par ceux qui savent exciter le lĂ©viathan!

9Que les Ă©toiles de son crĂ©puscule s’obscurcissent, Qu’elle attende en vain la lumiĂšre, Et qu’elle ne voie point les paupiĂšres de l’aurore!

10Car elle n’a pas fermĂ© le sein qui me conçut, Ni dĂ©robĂ© la souffrance Ă  mes regards.

11Pourquoi ne suis-je pas mort dans le ventre de ma mĂšre? Pourquoi n’ai-je pas expirĂ© au sortir de ses entrailles?

12Pourquoi ai-je trouvĂ© des genoux pour me recevoir, Et des mamelles pour m’allaiter?

13Je serais couché maintenant, je serais tranquille, Je dormirais, je reposerais,

14Avec les rois et les grands de la terre, Qui se bùtirent des mausolées,

15Avec les princes qui avaient de l’or, Et qui remplirent d’argent leurs demeures.

16Ou je n’existerais pas, je serais comme un avorton cachĂ©, Comme des enfants qui n’ont pas vu la lumiĂšre.

17LĂ  ne s’agitent plus les mĂ©chants, Et lĂ  se reposent ceux qui sont fatiguĂ©s et sans force;

18Les captifs sont tous en paix, Ils n’entendent pas la voix de l’oppresseur;

19Le petit et le grand sont là, Et l’esclave n’est plus soumis à son maütre.

20Pourquoi donne-t-il la lumiùre à celui qui souffre, Et la vie à ceux qui ont l’amertume dans l’ñme,

21Qui espĂšrent en vain la mort, Et qui la convoitent plus qu’un trĂ©sor,

22Qui seraient transportĂ©s de joie Et saisis d’allĂ©gresse, s’ils trouvaient le tombeau?

23A l’homme qui ne sait oĂč aller, Et que Dieu cerne de toutes parts?

24Mes soupirs sont ma nourriture, Et mes cris se rĂ©pandent comme l’eau.

25Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive; Ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint.

26Je n’ai ni tranquillitĂ©, ni paix, ni repos, Et le trouble s’est emparĂ© de moi.

Texte biblique : Louis Segond 1910 — domaine public. Texte intĂ©grĂ© localement Ă  Secret de Foi Ă  partir de l’archive HTML eBible.